samedi 14 janvier 2017

Premier " Billet de Régine" ... dans le magazine 95°

Ecrire un billet?  Un billet d’humeur ? Carte blanche pour page blanche ? Trop tentant pour refuser cette fenêtre ouverte à de nouveaux lecteurs, moi qui écris des romans pour partager !

J’ai envie de décrire des impressions de lieux, de pays, de paysages… Raconter des découvertes gustatives, des rencontres inattendues, des observations cueillies à la volée.

Je voyage beaucoup, mais je continue de tourner la tête dans tous les sens, comme font les enfants, pour regarder ce qui m’entoure.

L’été, j’aime les champs qui défilent  de chaque côté du train, les balles de foin, les arcs en ciel que les jets d’arrosage laissent dans leur sillage. Même sur un trajet que je connais par cœur comme celui entre Paris  et le Midi, je découvre toujours un détail nouveau, au gré des saisons, de la lumière, du rythme de la musique que j’écoute : un château posé sur une colline, un clocher à demi-caché, un chemin de campagne apparu dans la courbe du train et qui disparaît à jamais derrière un bosquet : je me promets de le retrouver un jour, en voiture, de le suivre jusqu’au bout pour savoir s’il conduit à une fraîche bastide ou peut-être à une simple clairière…

En vol aussi, mon imagination s‘enflamme lorsque sur l’écran s’affiche la trajectoire de l’avion qui survole des étendues sur lesquelles mes pas  ne laisseront jamais d’empreintes: la neige immaculée de Terre-Neuve, la Sibérie, le désert de Gobi… Les océans les plus profonds, les sommets les plus hauts !

Je voudrais raconter les villes, les cafés qui interpellent, comme celui d’une ruelle commerçante de Séoul qui sert des desserts délicieux appelés «  flocons de neige ».

Décrire la nature qui se fait une (petite) place dans les espaces urbains, là où l’on ne l’attend pas ;  par exemple, sur les toits de l’hôtel Barbizon Palace, proche de la gare centrale d’Amsterdam,  sur lequel poussent des tomates, des herbes et autres légumes que l’on retrouvera sur la carte de leur restaurant. Ou sur celui du St Ermin’s : cet hôtel londonien, voisin de la résidence de Churchill,  n’est pas  seulement le lieu où se réunissaient les agents secrets pendant la seconde guerre mondiale: son toit abrite quelques ruches dont les abeilles produisent un miel qui a une curieuse particularité: en effet, son analyse a montré des résidus de pollen provenant de plantes exotiques – en plein milieu de St James ! Pas besoin de l’intervention du célèbre détective, Hercule Poirot,  pour dénouer ce mystère pourtant, il suffit de regarder un plan du quartier: le Palais de Buckingham est situé à seulement quelques coups d’ailes – et dans les jardins de Sa Majesté sont cultivées nombreuses espèces rares et lointaines : un vrai miel royal, donc !

J’espère que mes notes de nomade trouveront un écho, et qui sait, provoqueront des réactions, un dialogue même – hors champ.

Alors, à très vite, rendez-vous pris !


2 commentaires:

  1. Ressentir en lisant ces mots, la même pensée rafraichissante ! cela me fait sourire et cela m'émeut. Merci Régine :-)

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  2. La même observation, la même imagination, mais vous, vous racontez avec l'envie de vous lire, Merci et à très vite pour un prochain billet

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