vendredi 27 février 2015

F... comme Spring Festival ( Abécédaire chinois)

Vite, vite, tandis que Shanghai- qui avait pris des airs de Paris au mois d'Août-  retrouve la foule des employés, des petits commerçants, tandis que les tours se remplissent à nouveau et les kiosques ouvrent leurs devantures, que les rues s'animent peu à peu de leur tintamarre familier de klaxons et de bruissements de ruche, vite, vite il reste peu de temps pour parler du Nouvel An chinois, du Spring Festival comme on l'appelle aussi, car on célèbre non seulement la nouvelle lune, mais aussi l'arrivée prochaine du Printemps.

Et il s'agit bien d'un Festival, d'un long moment de festivités, à côté desquelles notre Jour de l'An fait pâle figure: c'est la fête la plus importante pour les communautés chinoises.

En Chine, c'est comme si toute la population se mettait en mode "pause", si le temps marquait une inspiration plus longue.

Pour beaucoup de Chinois, ces deux semaines de vacances, qui peuvent s'étirer un peu plus longtemps pour certains, sont souvent la seule occasion de partir en voyage et surtout de retourner voir leur famille, qui vit loin - c'est si vaste, la Chine!

Il y a les rites des préparatifs, les signes d'une ferveur populaire,  les décorations, rouges et or, des plus luxueuses aux plus humbles, sur lesquelles figurent  des poissons et tous les signes pouvant apporter la bonne fortune, la prospérité.

La veille du " Jour de l'An", le 18 février, cette année, des feux d'artifices, partout, là encore du plus somptueux bouquet final à quelques pétards tirés sur un trottoir, comme à la sauvette - on en tirera des plus beaux encore, pour clore le dernier jour des festivités -. Il parait que certaines années, le nuage de fumée qui recouvre le pays est tel qu'il est même visible sur les images satellites.


La tradition voudrait que l'on se couche le plus tard possible cette nuit-là, pour gagner en longévité. C'est une des nombreuses traditions, comme celle de manger des raviolis " jiaozi" en forme de demi-lune, légèrement bombés, qui évoquent un lingot d'argent et de distribuer des étrennes dans de belles enveloppes rouges décorées. 

Tout est signe, tout est présage, tout est symbole: les friandises- pas forcément sucrées-  que l'on savoure pour l'occasion, les corbeilles de fruits que l'on offre, la couleur rouge que l'on se doit de porter sur soi le premier jour de l'année, la visite au Temple, qui devrait se faire le plus tôt possible. Il ne faudrait pas balayer pour ne pas jeter le bonheur et la bonne fortune, ne pas couper les nouilles, signe de longévité et tant d'autres coutumes millénaires et autres codes encore largement suivis.

Nous sommes donc entrés dans l'année de la Chèvre ( ou du Bouc), qui est aussi liée à l'élément " Bois" et le vert, couleur symbolique de l'astrologie chinoise, en consonance avec Jupiter.

Les horoscopes nous prévoient, çà et là, une année culturelle et artistique, mais aussi pleine de facéties et de drôles de péripéties, inhérentes au caractère un peu capricieux de cet animal.

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une Bonne Année! 新年快乐!

Temple de Jing'an, 19 février 2015,  Photo © PM








dimanche 22 février 2015

A propos de Kindle, nouveau roman et bonnes résolutions!

De vous à moi: merci pour votre patience! Je n'ai pas été très assidue ces derniers mois, mais je profite du Nouvel An chinois pour prendre la bonne résolution d'être, de nouveau, plus souvent présente sur ce blog où vous continuez de me rendre visite malgré tout...

Donc, l'abécédaire - chinois - va se poursuivre, et à bon train, cette fois!

Et je vous tiendrai au courant de la progression - trop lente à mon goût- du passage de mes romans au digital, sur Kindle et autres liseuses.

Enfin, avant l'été, mon nouveau livre devrait être terminé. Pas de promesse qui risquerait de ne pas être tenue - l'écriture est fragile parfois face au quotidien -  mais une échéance que j'ai envie de me donner!

Dans tous les cas, à très vite, où que vous soyez! 

samedi 21 février 2015

E... comme Ecole ( Abécédaire chinois)

... Une école devant mes yeux, deux beaux bâtiments en briques rouges bordées de blanc, quelques arbres, une tache verte en guise de terrain de sport et de cour de récréation. Une petite oasis presque anachronique au milieu des hauts buildings de verre et des hôtels de luxe du quartier de Jing'an, à Shanghai.

Une école avec ses rythmes et ses rites à commencer par le rassemblement dans la cour chaque matin, discours de la Directrice - j'imagine - retentissant par micro interposé dans tout le quartier, suivi de musique tandis que chaque classe regagne sa salle.

Les leçons de gymnastique, les entraînements de basket, bien sûr, ou de foot, mais surtout les préparations de spectacles et de fêtes: le sérieux et l'application des élèves, des plus petits aux plus grands. Des exercices difficiles de corde à sauter, des enchaînements complexes, des mouvements d'ensemble d'où aucun bras ne dépasse. Le tout accompagné de chants et de musiques chinoises ou occidentales.



De la rigueur, donc, mais aussi beaucoup de fraîcheur, des petites filles vêtues de rose bonbon avec des couettes, des garçons en train de taper dans un ballon.

Et puis voir, dans la rue, au moment de la sortie, ces mêmes enfants, observés plus tôt, de plus haut: les voir s'ébrouer joyeusement avec leurs parents, ou entre copains, et les retrouver quelques mètres plus loin, dans un Family Mart, en train d'acheter quelques brochettes de tofu mariné pour le goûter.

Depuis plusieurs semaines - avant même les vacances du Nouvel An chinois - les bâtiments sont devenus silencieux, la cour reste vide. Il y a toujours un gardien près du portail, mais les volées d'élèves ont disparu comme des moineaux. Ils me manquent!

Heureusement que j'avais pris quelques photos, et même une vidéo.