mercredi 26 juin 2013

A... comme Arbouse

Jusque-là, les arbouses c'étaient les boules orangées cueillies sur des arbustes du maquis provençal, que je goûtais, petite, en allant me promener en famille, le dimanche après-midi, du côté de la Chartreuse de la Verne... Pas spécialement bonnes, un peu farineuses, avec des petites crêtes, comme une " chair de poule".

Ici, en Chine, elles sont très rouges, très charnues et juteuses, presque comme des cerises, plus ou moins grosses ou sucrées.

On les trouve chez les petits marchands, en pyramides agrémentées de deux ou trois feuilles sur leur sommet. Ou dans des paniers, comme sur cette photo, prise à Shanghai. Il y a aussi des paysannes qui les portent sur deux plateaux reliés par une tige de bambou, savamment tenus en équilibre sur une épaule, avant de s'assoir pour les vendre au coin d'un trottoir. Les gens s'arrêtent, goûtent, parlementent, et repartent avec quelques perles rouges dans un sachet.

Les fruits de saison s'achètent dans la rue, selon les arrivages des campagnes, arbouses, gros lychees, petites mangues, cerises, abricots... toujours bien présentés, agréables à l'oeil, même sur l'étal le plus modeste.


1 commentaire:

  1. C'est délicieux à lire, Régine, ces évocations qui nous font voyager vers de coins de rue inespérés dans nos journées toutes si productives.
    Emprunter le regard de l'autre pour découvrir que les coins de rues sont là-bas encore peuplés de campagne qui reste encore à flot. Autrefois nos paysannes allaient encore aux marchés des villes. La campagne n'est plus sur nos étals modernes auxquels il faut l'appui de tant de communication pour fleurer un peu le naturel!

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