jeudi 7 novembre 2013

D ... comme Directions (Abécédaire chinois...)

Avec la lettre D, la tentation d'écrire sur les Dragons était grande. Et pourtant, je préfère parler de façon plus terre à terre de Directions.

On me demande souvent si je trouve aisément mon chemin dans les rues de Shanghai, s'il est facile de s'orienter...

Ce n'est pas aussi ardu que l'on pourrait l'imaginer. (Je parle évidemment de Shanghai, pas de la Chine profonde, ou même des alentours de cette mégapole).

Les noms des rues sont écrits en chinois et en Pinyin ( transcription officielle du chinois mandarin en alphabet latin) , même chose pour les panneaux de directions  - c'est le cas la plupart du temps, dans le centre.  On demande à quelqu'un d'écrire  l'adresse en chinois que l'on va montrer au chauffeur de taxi, qui lui ne parle pas anglais ( je reviendrai sur les taxis plus loin dans cet abécédaire)  ou alors on prend une photo de l'adresse sur l'écran de son Mac. Il existe même une application pour trouver les adresses en chinois.

On peut aussi demander son chemin aux passants, repérer celui qui sort d'un bureau, qui devrait parler anglais... si ce n'est pas le cas, on se regarde des deux côtés avec un air d'impuissance réciproque, on se sourit en secouant un peu la tête, et on se dirige vers quelqu'un d'autre. Récemment, je cherchais l'échoppe d'un cordonnier, j'étais passée devant sans la voir car la voiturette à roulettes d'un cuisinier ambulant était installée juste devant... Je suis entrée dans un magasin pour me renseigner, facile en montrant le talon cassé de mon escarpin. Une jeune femme a pris la peine de m'y accompagner.

Au pire, on lève le nez, on s'oriente avec les tours, les pointues, les rondes, celles qui s'éclairent de toutes les couleurs.

Et puis s'amuser à marcher à l'intuition, réussir ou se tromper, peu importe, on glane cà et là de nouvelles impressions, de nouvelles odeurs, des bribes de vécu.

En fait, j'aime marcher, par exemple, sur un passage pour piétons en étoile - comme on en trouve à Tokyo - et essayer de réaliser où je me trouve. Je ne veux pas dire, me demander si je suis dans la Huaihai Lu (Lu= rue) ou la Weihai Lu, non, mais me rendre compte que je suis à Shanghai. En Chine. Imaginer une mappemonde avec des montagnes en relief et une ampoule à l'intérieur, une carte des continents étalée sur le sol, et mettre le doigt sur cette ville, au bord de la mer Jaune.

Il faut réviser sa géographie intime, innée, réapprendre les pays frontières, se rappeler que l'on est à moins de deux heures du Japon, que l'on touche le Vietnam, la Corée du Nord, le Bhoutan au lieu de l'Italie et la Belgique. Que l'on passe un week-end à Macao comme on faisait un Paris-Londres.
Cela bouscule, si ce n'est la géopolitique,  en tous cas un certain égocentrisme, d'ailleurs partagé par tous:  nous voyons une Europe au centre, à gauche l'Amérique et à droite l'Orient, moyen et extrême. Si un Chinois regarde son pays sur un globe, il ne peut même pas apercevoir l'Amérique.

Alors, le centre du monde, c'est où, s'il vous plaît? Pourriez-vous m'indiquer la direction?


lundi 28 octobre 2013

De vos nouvelles...


Avant de continuer cet abécédaire chinois avec la lettre D, je voudrais dire un grand merci aux lecteurs fidèles de ce blog, avec une mention particulière à ceux, nombreux,  de Russie, d'Ukraine et des Etats-Unis! 

Dans cet univers de blogueurs,  au hasard d'un lien, au détour d'un mot, vous êtes arrivés là: n'hésitez pas à m'écrire deux phrases, deux lignes, votre avis m'intéresse, et je suis curieuse de vous! 

A très vite!

Note: si vous ne trouvez pas pratique de laisser un commentaire sur le blog, écrivez-moi à: regine_zambaldi@hotmail.com ou sur ma page Facebook, Régine Zambaldi Auteur

https://www.facebook.com/reginezambaldi.livres

dimanche 1 septembre 2013

C... comme Coiffeur (abécédaire chinois)

Pour illustrer la lettre C de cet abécédaire chinois, j'aurais pu parler des cigales qui ne chantent pas comme celles de Provence mais qui font un véritable tintamarre dans les rues des quartiers d'affaires de Shanghai, entre les gratte-ciels et les boutiques de Tom Ford et de Miu Miu.

J'aurais pu évoquer la Chine, évidemment,  ou les Chinois,  exercice très difficile - je l'avais déjà dit dans mon article sur les Impressions chinoises: on ne s'invente pas sinologue et j'essaie si possible d'éviter les généralités.

Cet abécédaire se veut une série d'instantanés, en tous genres et couleurs, donc finalement, C... comme Coiffeur! C'est dans les choses les plus familières qu'il est intéressant d'observer les différences d'un pays à l'autre, d'une culture à l'autre...

En plus, hier, scène amusante attrapée au vol en marchant dans la rue devant un salon de coiffure: on les reconnait à ces tubes à l'intérieur desquels se trouvent des spirales noires et blanches: elles tournent - c'est ouvert!  Un jeune homme en T-shirt bleu passe devant, sans paraitre faire attention; puis il fait demi-tour, au moment où l'un des coiffeurs - petit chapeau noir assorti à sa tenue-  sort fumer une cigarette. Le T-shirt bleu lui demande quelque chose, l'autre aussitôt le renseigne, et rentre dans le salon avec lui, sans fumer sa cigarette. C'était spontané, sympathique, on remarque un coiffeur du coin de l'oeil, on continue de marcher mais on se dit, après tout, pourquoi pas, j'y suis, j'aurais bien besoin d'une coupe, et si en plus le coiffeur est là, comme un fait exprès.

Il y a des forums remplis de conseils sur les coiffeurs de Shanghai, les bonnes adresses que l'on se passe entre femmes expatriées. Il y a des Anglo-saxonnes cherchant désespérément qui leur fera les mèches blondes qu'elles ont l'habitude d'avoir à New York ou à Londres, ou la couleur identique à leur " strawberry blond" ; il y a les Françaises qui vont chez Franck Provost: bien sûr, c'est plus cher que dans un petit salon de quartier où le massage du cuir chevelu se pratique depuis bien plus longtemps qu'en Europe, mais " il me faut absolument le même brushing qu'à Paris, et puis les Chinoises n'ont pas les mêmes cheveux, les coiffeurs chinois ne savent pas que faire avec nos cheveux..."

Pourtant... Mon coiffeur est chinois, même si son nom "occidental" est James, il est de Guangzhou (Canton): il travaille dans un grand salon, bois sombre et longs miroirs. Il connait les produits que j'ai en France, il les utilise; j'aime la façon dont il rafraichit ma coupe et il a compris que je ne supportais que le séchoir et les doigts, pas de brosse pour lisser. Il parle un peu anglais et sert d'interprète à ses collègues du shampoing en veillant à ce qu'ils n'oublient pas le "conditioner". Et je le fais rêver en lui montrant des photos de la mer à Porquerolles. Un peu loin du personnage de la shampouineuse du roman de Xi Yang.

On m'offre toujours du thé ou de l'eau - tiède- et quelques magazines qui datent un peu, en anglais.

La première fois, j'ai été surprise lorsque l'on m'a apporté une liste de prix, comme un menu: en effet, selon l'expérience du coiffeur le tarif varie: une bonne coupe se paie! Au moins, on sait à quoi s'attendre.

Au fait, je devrais peut-être prendre rendez-vous pour la semaine prochaine....



lundi 26 août 2013

B ... comme Bouddha (suite de l'abécédaire chinois)

Bouddha... 佛

Bouddhas immenses, ceux que l'on voit de loin, au détour d'une colline.

Bouddhas imposants qui trônent dans les temples, et vers lesquels se lèvent les mains jointes des prières silencieuses.

Bouddhas qui brillent, comme celui de Jing'An, au centre de Shanghai (photo), ceux ornés de fleurs; en pierre, en jade.


Bouddhas, petits, patinés en série, qui s'alignent sur les tables des brocanteurs et antiquaires, à côté de rangées de Mao en céramique.

Bouddhas ventrus, facétieux, rouges ou verts toniques, que l'on achète dans les boutiques branchées de Dashanzi 798 à Pékin, étonnant ensemble d'usines et d'entrepôts de style Bauhaus devenus ateliers de porcelaine, d'art contemporain, galeries, décor idéal pour installations éphémères et autres séances de mode.


Il y a aussi les bouddhas que l'on découvre, par hasard, tard le soir, au milieu d'une ruelle mal éclairée, sur un petit autel, tout de rouge et d'or.

Il faut délaisser les temples où se pressent les touristes, atmosphère de kermesse, photographies envahissantes, curiosités guidées. Ou alors, en profiter pour se perdre dans les petits passages, longer les bâtiments principaux, surprendre une conversation sans visage sortie d'une pièce sombre, humer l'odeur d'une soupe de nouilles, oser enjamber le seuil d'une grande salle déserte où pendent des rubans rouges, des ex-voto, des souhaits avoués au divin, des offrandes de fleurs et de fruits.

Avoir surtout la chance de se trouver dans la cour d'un temple, à l'heure bleue, quand le soleil décline et dore les murs ocres; quelques enfants rient, des hirondelles tracent des vrilles dans la pureté du ciel. De rares visiteurs, deux étudiants américains d'origine chinoise qui veulent savoir la traduction d'une phrase en français... On essaie de lancer un ou deux yuans dans le réceptacle de fer forgé au milieu d'une cour en faisant un voeu,  on allume des bâtons d'encens dans les flammes vives d'un grand chaudron,  on se concentre dans la fumée odorante pour prononcer à voix basse, un peu maladroitement, encore un voeu en forme de prière, et puis on les plante au milieu des autres en continuant à les regarder brûler de loin.

Tout est calme, sérénité, harmonie et respect. L'instant rare et parfait. Un peu de temps en suspens.






lundi 22 juillet 2013

Impressions d'écriture...

B. Hurel                                                               
Je l'ai dans la tête depuis des mois. Vraiment de longs mois. Toute l'histoire. Les lieux. Le thème. Les personnages.

J'avais des notes aussi, des idées, mais pas de trame trop serrée, car il faut avoir de l'espace pour laisser l'imagination mener la danse  dans les chapitres, et venir bousculer certains schémas préconçus.

J'avais même la dernière phrase, la dernière image, puisque lorsque j'écris, j'ai souvent l'impression de transcrire le film que je me fais dans ma tête.

Une fois n'étant pas coutume, j'avais raconté quelques bribes de l'histoire à des amis. Certains pensaient que je leur parlais de "vrais" gens, que je connaissais. Ils prenaient même parti pour l'un ou l'autre des protagonistes!

Voilà, j'avais tout cela, et pas l'envie de commencer. Comme une appréhension. Je ne savais pas par quel bout le prendre, quel ton adopter... L'angle de la narration, c'est l'essentiel. De quel point vue se place-t-on? Quel temps grammatical employer? Utiliser le"je", le "elle", des noms ou seulement des prénoms?

Quand on me demande si j'ai peur de la page blanche, enfin, de l'écran vide plutôt, je réponds par la négative car je n'écris que lorsque j'ai envie de le faire, contrairement à des amis qui eux s'astreignent à écrire chaque jour à heure fixe. Ce n'est pas une question d'avoir plus de temps non plus ou à la faveur d'une oisiveté passagère,  quand c'est le moment, je le sens et je me lance, n'importe où, n'importe quand, au lever comme en milieu d'après-midi, dans un avion ou sur ma table de travail.

Et le moment est enfin arrivé, il y a quelques semaines,  et même si depuis il y a eu quelques petites interruptions, c'est bien parti. Le " bien" ( qui n'a rien d'un jugement de valeur) s'entend ici dans le sens d'un moteur- plus à essence qu'électrique- qui aurait commencé à démarrer gentiment, mais qui ne serait pas à l'abri de quelques ratés!

Donc, la rédaction du cinquième roman est en route... et c'est comme retrouver un jardin secret, un peu en friche; débroussailler, couper des branches, découvrir quelques fleurs derrière une rocaille.

Si je n'avais que cela à faire, je pourrais écrire d'une traite, mais les pauses forcées sont aussi une bonne façon de laisser sédimenter des idées, "sécher les couches", prendre de la distance pour ensuite relire et faire des coupes sèches, sans états d'âme.

Fallait-il être en Chine pour écrire une histoire qui, pour la première fois, va se dérouler en  Suisse, entre Genève et Lausanne? Non, il ne le fallait pas, c'est fortuit, mais pas dérangeant.  Et s'il me manque un nom de rue à Lutry, je peux toujours consulter le plan sur Internet.

L'histoire en quelques mots?

Un couple d'avocats français, un chirurgien grec, une femme qui a tué son mari dans les Dolomites, une transplantation cardiaque, la vie à pile ou face, sur fond d'été caniculaire au bord du lac Léman...

La suite? J'espère que vous aurez envie de la découvrir!
A bientôt...


mercredi 26 juin 2013

A... comme Arbouse

Jusque-là, les arbouses c'étaient les boules orangées cueillies sur des arbustes du maquis provençal, que je goûtais, petite, en allant me promener en famille, le dimanche après-midi, du côté de la Chartreuse de la Verne... Pas spécialement bonnes, un peu farineuses, avec des petites crêtes, comme une " chair de poule".

Ici, en Chine, elles sont très rouges, très charnues et juteuses, presque comme des cerises, plus ou moins grosses ou sucrées.

On les trouve chez les petits marchands, en pyramides agrémentées de deux ou trois feuilles sur leur sommet. Ou dans des paniers, comme sur cette photo, prise à Shanghai. Il y a aussi des paysannes qui les portent sur deux plateaux reliés par une tige de bambou, savamment tenus en équilibre sur une épaule, avant de s'assoir pour les vendre au coin d'un trottoir. Les gens s'arrêtent, goûtent, parlementent, et repartent avec quelques perles rouges dans un sachet.

Les fruits de saison s'achètent dans la rue, selon les arrivages des campagnes, arbouses, gros lychees, petites mangues, cerises, abricots... toujours bien présentés, agréables à l'oeil, même sur l'étal le plus modeste.


Abécédaire " chinois"...

Panneau mural, Nanjing
Voici mon troisième abécédaire, que j'ai eu envie d'appeler "chinois" même s'il n'y a pas de lettres de l'alphabet dans cette langue, mais des sinogrammes, des idéogrammes, des caractères composés de clés et de radicaux, dont les traits  se tracent, et se calligraphient dans un sens conventionnel bien précis.

Chaque lettre de notre alphabet sera prétexte à mieux décliner et ranger mes impressions de Chine commencées dans l'article précédent.

Une manière d'emmener mes lecteurs en voyage...

A très vite!


samedi 8 juin 2013

Impressions chinoises (I)...

J'aime la pluie à Shanghai. On me demande d'écrire sur la Chine et je parle de la pluie. On file au bout du monde et on en revient au dénominateur commun, la pluie!

Par où commencer pour raconter la Chine, en tous cas, pour en décliner quelques impressions? On ne devient pas sinologue si vite, et c'est très intimidant de s'aventurer à dire des choses sur ce si grand pays, quelque peu déroutant! Je pense raconter une anecdote, et aussitôt mon jugement se trouve bousculé par une observation contraire, tant tout est affaire de contrastes ici.

Tandis que parler de la pluie... c'est rassurant, on est en terrain connu... encore que, la raison pour laquelle j'aime celle de Shanghai à cette saison, c'est parce qu'elle prend des allures tropicales; il fait chaud, elle tombe à grosses gouttes et les parcs si nombreux deviennent encore plus verts, les arbres gardent l'humidité, on pense à Duras, ou à des îles, plus au Sud, comme celle de Lamma, au large de Hong Kong... Rien à voir avec une averse drue et froide d'un mauvais jour de fin d'Octobre, porte de Clichy.

Il y a les fleurs aussi, partout... " Les fleurs riaient de toutes leurs couleurs", j'ai trouvé cette phrase, unique, comme toutes celles de Christian Bobin dans "l'homme-joie", dont j'ai achevé la lecture il y a quelques jours. Lire Bobin en Chine est aussi une impression intéressante. Une autre dimension.

Il y a une heure, je viens de rentrer d'une visite au Musée de Shanghai, un des plus importants musées d'art du pays, une belle muséographie, un lieu serein pour admirer des jades, des vases, des bronzes et la dentelle de la calligraphie délicate et mystérieuse. Bien sûr on se perd un peu dans la chronologie des dynasties Tang, Ming, Qing et Song mais on suit la route de la soie à travers les monnaies, et on traîne volontiers devant de merveilleux dragons sculptés. J'ai ce musée en forme de gros chaudron devant les yeux, chaque jour, depuis mes fenêtres, et je n'y suis allée qu'aujourd'hui... Les musées, c'est pour après, quand on a le luxe d'attendre... Il faut d'abord s'imprégner d'un lieu et de sa vie. Je donne la priorité à mon marchand de mangues et d'arbouses, celui qui me sourit et me salue quand je passe, même les jours où je ne lui achète rien. Il est plus important qu'un soldat d'argile. Il y a aussi ceux qui entretiennent les braises des hot pots, à même le trottoir et ceux qui proposent du pur jus de canne à sucre, pressé à la demande. Et puis tous les chauffeurs des taxis que l'on prend à la volée, et qui se faufilent de manière parfois un peu hasardeuse dans la circulation orchestrée par les coups de klaxons, grande mêlée de piétons, vélos, triporteurs, Vespas et voitures! Tous ces gens sont "ma" Chine au quotidien. Comme les jeunes filles rieuses qui savent si bien parer les mains et les pieds de laques de toutes les couleurs... comme les fleurs, encore! Je me laisse faire, j'observe, on me sert de l'eau tiède, une sorte de crème de céréales, ni sucrée ni salée, je goûte, j'aime, je me détends sans même avoir à faire la conversation!

J'aime aussi quand le soir tombe sur les entrelacs de voies rapides, quand les ponts routiers s'éclairent de bleu, quand les buildings s'ourlent de lumières. Sans parler des gratte-ciels de Pudong, de l'autre côté du célèbre Bund, qui se transforment en grande carte postale en technicolor. Pourtant, plus tard, tout s'éteint, contrairement aux Etats-Unis; les bureaux ne gaspillent pas l'éclairage toute la nuit. Pareil pour les grandes marques de luxe qui font leur cinéma à coups d'écrans géants sur leurs façades - autre contraste à quelques mètres des dédales de petites maisons basses des années vingt ou trente.

J'ai un joli carnet beige - d'ici -, je voulais en faire un sketch-book, coller, esquisser, commenter... J'y entasse des reçus, des cartes de restaurants, des noms de lieux. Je n'ai pas envie de classer. Là aussi, il faut attendre. Plutôt sortir, bouger, observer de la fenêtre du salon ou de celle de la voiture.

Et puis écrire, plus tard. Même mon prochain roman, que j'ai commencé à rédiger, s'en trouvera influencé, c'est certain. Une saveur, un parfum, une lumière de soir qui tombe.

Au fait,  quand la pluie s'arrête, j'aime Shanghai aussi.

(à suivre....)