lundi 31 décembre 2012

Avant de retourner le sablier...

Chaque 31 décembre, on compte les heures qu'il reste, comme les derniers grains d'un sablier, en faisant un rapide bilan de l'année qui vient de s'écouler...

Bons et mauvais moments se mélangent finalement au fond du verre, on ne distingue plus très bien les aspérités, mais en tous cas, rien ne se perd; chacun, selon son degré d'optimisme, cache plus ou moins les chagrins sous une couche de rires, on remet les événements en perspective, on classe les sédimentations des derniers mois.

Et puis dans quelques heures, le sablier va se retourner une nouvelle fois: même si l'on se défend d'y penser, même si l'on va se coucher avant minuit avec un léger haussement d'épaules pour ceux qui s'embrasseront sous le gui, avec champagne et cotillons, on ne peut ignorer ce passage obligé vers l'inconnu d'une  année toute neuve, car si rien ne se perd, tout peut se transformer... A l'inquiétude de l'inconnu, je préfère l'espoir de cette demi-boule de verre, encore vide mais déjà pleine de tous les possibles qui nous attendent en 2013. Et de nos bonnes résolutions!

Et comme mon prochain roman parlera du cœur dans tous ses états - au propre comme au figuré -, je vous souhaite un cœur assez grand pour additionner sans nécessairement soustraire, pour multiplier sans diviser; un cœur capable d'abolir les distances géographiques pour ne garder que la proximité et la chaleur des sentiments vrais et forts.

Et je vous souhaite aussi de rêver, de ne pas avoir peur de rêver même en grand, en technicolor...pensez à ce que disait André Maurois, " Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées"...

Enfin, n'oubliez surtout pas que le sablier est trompeur: on a l'impression d'avoir tout le temps du monde, c'est assez lent, le passage est si étroit comparé à la masse de sable... on peut aller faire un tour, couler un bain, courir en forêt, s'endormir... Attention! c'est la fuite en avant, les grains de sable qui se précipitent: d'un seul coup, il y en a de moins en moins, la preuve, dans quelques heures, il n'y en aura plus, et l'on ignore combien de fois le sablier se retournera encore pour nous...

Alors mes amis, mes êtres chers, mes amours, en 2013, vivez pleinement chaque instant, souriez, riez, pleurez de joie ou d'émotion, et à l'instar de Finn (*), suivez l'injonction du poète mystique persan Rumi, 

Wherever you are, and whatever you do, be in love! (**)


(*) Finn Martin, ami, "frère", artiste, parti trop tôt charmer les étoiles...
(**) Où que vous soyez, et quoi que vous fassiez, soyez amoureux!

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