vendredi 29 octobre 2010

L'émotion du petit dernier...

Hier, grande émotion... l'arrivée de mon nouveau livre, " Des nouvelles de lui", envoyé par mon éditeur, Géhess... les premiers exemplaires... Ce n'est plus le manuscrit, sur écran, puis papier, c'est un livre, un vrai, avec un numéro ISBN, un dépôt légal!

J'ai tourné les pages, admiré la couverture, soupesé, feuilleté au hasard, parcouru deux, trois phrases, dans un mélange de sentiments contradictoires: étonnement, incrédulité- alors, c'est çà, tous ces mots tissés, tricotés, à l'envers, à l'endroit, le tout mis bout à bout, cousu, relié...-, joie, fierté - le passage des idées dans la tête au résultat calibré noir sur blanc, un travail achevé, rêve devenu réalité...

Peur aussi, peur de relire, de trouver une coquille passée inaperçue au cours des maintes relectures, désir de remplacer un mot par un synonyme, de changer la place d'une virgule, d'effacer une répétition... Mais c'est trop tard, les livres sont rangés par paquets, stockés, expédiés... Il faudra attendre un second tirage, si jamais une grosse faute s'y était glissée.

C'est aussi l'exaltation: la suite de l'aventure continue, avec les lecteurs, qui vont finir d'écrire l'histoire, en l'occurrence les douze histoires, à leur manière, avec leur sensibilité, leurs affinités...

Cette fois, douze histoires, donc les avis risquent d'être partagés: il y a aura des préférées, on pourrait même s'amuser à faire un classement!

C'est mon quatrième livre, c'est mon petit dernier, je me sens prête à le partager, à vous l'offrir...

J'attends vos commentaires, vos sensations, vos émois et vos réactions! Sur lui, sur elles et sur ces instantanés de leurs vies... Et je vous en remercie par avance.

A très bientôt,

Je vous embrasse...

lundi 25 octobre 2010

Question /Réponse...

La calligraphe,  Gaelle Boissonard
On me demande souvent comment se procurer un des mes livres avec une dédicace personnelle...
Il suffit d'envoyer un email à mon éditeur, à gehess@hotmail.fr en indiquant votre adresse, et vous recevrez le livre signé pour vous.

Mon éditeur vous enverra ensuite une facture, payable par chèque.

Alors, n'hésitez plus, commandez... je taille déjà mon crayon!

A très bientôt!

vendredi 22 octobre 2010

Chez Payot... Nyon, Suisse, 6 novembre 2010, de 14h30 à 16h30

Signature : Régine Zambaldi

« Nouvelles de lui »


Samedi 6 novembre [14h30-16h30]

À :Nyon

Lui… et bien d’autres, qui se partagent le cœur de ces nouvelles fraîches ! Avec la délicatesse d’intuition et la plume vive qu’on lui connaît, Régine Zambaldi explore une « nouvelle » fois l’univers qu’elle adore, celui des événements simples et familiers qui précèdent les grandes émotions, ou les grands bouleversements, de la vie – des femmes surtout. Où il sera donc question de voyage et de carrière, d’amour et d’illusions, de retour et d’absence… I

- Régine Zambaldi, «Des nouvelles de lui» [Géhess, 2010] 

Voir: http://www.payot.ch/fr/nosLibrairies/nosEvenements?payotAction=27&showEvent=00789

 

jeudi 21 octobre 2010

Extrait - Des nouvelles de lui

(...)

Après avoir bu deux menthes à l’eau glacées, elle s’assit à la table en pichpin qui lui servait de bureau et imita son chat en posant la plante des pieds bien à plat sur le sol.

Au milieu des crayons et des pinceaux, elle prit le magazine laissé ouvert à la page 20 : c’était comme chaque année, le jeu de l’été avec un voyage, quelques robes de stylistes et beaucoup de trousses de maquillage à la clé. Il y a bien longtemps, sa mère avait gagné un stylo en élucidant des énigmes, semaine après semaine, dans les forêts aux alentours de Gérardmer.

Cette année, pas un jeu de détective, mais plutôt littéraire: «  Participez à notre concours,  Des nouvelles de lui : parlez-nous de votre mari, votre compagnon, votre amant, bref, de l’homme de votre vie ! Dites-nous s’il sent bon le sable chaud, faites-le devenir le héros de votre histoire… »

L’exercice pouvait être drôle. (...)

La suite... vous l'avez deviné, se trouve dans le livre éponyme,  " Des nouvelles de lui"...







samedi 16 octobre 2010

Extrait - Nouveau départ

(...)


-       Tu n’en pouvais plus, tu étais épuisée après votre tournée au Japon, tu voulais échanger ta vie avec la mienne, plan-plan …

-       C’est juste - attends, je vais m’asseoir deux minutes sur ce carton, s’il est assez solide… - mais…

-       … mais tu vas être bien, tu vas te faire un nid, tu vas pouvoir aller au cinéma, accepter des invitations à dîner, te faire des amis, être normale, quoi !

-       J’étais normale, quand même…

-       Oui, tu parles, on te disait de passer un week-end à la maison, et tu répondais « ok mais pas avant un mois car avant je joue à Bologne, Paris, Lisbonne, Athènes, et puis Rome, Genève, Bâle, sans oublier quelques jours à Londres et Glasgow. » Normale, vraiment ?
(...)


Lire la suite , dans "Nouveau départ", une des "Nouvelles de lui" (Géhess Editions)

jeudi 14 octobre 2010

Extrait - Contre toute attente

(...)
Il lui fallut plusieurs secondes pour que les mots qu’elle entendait, trouvent un sens dans son cerveau. Une voix sans état d’âme annonçait que le vol reliant La Valette, capitale de Malte,  à Paris avait disparu des radars une demi-heure après le décollage dans des circonstances encore inexpliquées et qu’on avançait l’hypothèse d’une avarie du moteur et d’un atterrissage forcé à moins que l’engin ne se soit écrasé en mer.  Il fallait être prudent, mais pour le moment, il ne semblait pas s’agir d’un acte de terrorisme.

On arrivait aux dernières mesures de Começar de novo : elle sursauta et donna un coup de volant brusque, en réalisant qu’elle allait percuter la voiture sur sa droite. L’information se distillait petit à petit alors qu’elle apercevait déjà la grande rotonde de Roissy, les parkings. Elle avança encore… Ce n’était pas possible, cela ne pouvait pas être son vol. Elle ne pouvait pas téléphoner, de toutes façons, les lignes devaient être surchargées,  il fallait avant tout se rendre au comptoir d’informations. Elle se gara à moitié sur le trottoir, et se mit à courir un peu au hasard, en essayant de ne pas faire attention aux mines rayonnantes qu’arboraient les gens qui arrivaient à Paris! (...)


Lire la suite , dans "Contre toute attente", une des "Nouvelles de lui" (Géhess Editions)


lundi 11 octobre 2010

J comme... Jarreau Al

(Photo exclusive Jean-Marie Juan, tous droits réservés)
Il porte plus souvent un béret qu'une veste de smoking... Sa séduction ne se compare pas à celle d'un crooner, d'un Johnny Mathis, d'un Tony Bennett...

Al Jarreau est unique: pas seulement parce qu'il est le seul chanteur qui mêle avec autant de bonheur le jazz, la soul, la pop et le R&B et qui a reçu sept Grammy Awards et nombre de récompenses dans ces trois catégories au cours des quarante dernières années...

Sa voix est son instrument, dont il joue avec virtuosité tandis que ses mains  promènent des accords subtils sur des claviers et des cordes imaginaires; c'est le roi du scat, ces onomatopées qui se substituent aussi bien aux notes qu'aux mots et qui nous laissent toujours un peu en suspens.

Tout le monde croit le connaître et pourtant l'on ne sait rien de lui... il faut bien chercher pour apprendre qu'il est le fils d'un pasteur et d'une pianiste, qu'il s'est marié deux fois. Où passe-t-il ses vacances? Comment s'appellent ses petits-enfants? On a du mal à l'imaginer grand-père tant les années  semblent avoir peu de prise sur lui, sur son visage heureux, sensible, tourmenté, inspiré, comme habité par la musique.

Al Jarreau est lumineux.

Quand j'écoute Mornin', je me revois sur une autoroute entre Philadelphie et Washington, vitres fumées, air conditionné et cette mélodie qui file à vive allure comme la voiture, avec le soleil qui se lève derrière quelques buildings de verre...

Cet été, à Marseille, le moment était magique et précieux - à plus d'un titre: d'abord le voir, pas seulement l'entendre, mais se dire, c'est lui, il est là, on pourrait le toucher: ce soir, pour quelques heures, nous respirons le même air doux de la pinède du  Palais Longchamp - c'est ce sentiment étrange de faire partie, une fraction de seconde, de la vie d'une idole, d'une icône, dans ce cas-là de Monsieur Al Jarreau!

Ensuite, il y a eu quelques mesures et je n'en ai pas cru mes oreilles: de toutes les chansons de son répertoire, il chantait l'une de mes préférées, en anglais et en français, une que j'écoute régulièrement en boucle (et je sais que je ne suis pas la seule, un de mes chers amis  le fait aussi...) dans laquelle il déclare connaître Milwaukee (et pour cause, il y est né ) et où il a cette jolie phrase: I'll go to Jupiter to be with her... c'est la chanson Says (*), pas la plus connue, pas dans l'album qui a eu le plus de succès, mais une chanson tonique, une chanson "bonne humeur", une chanson sur laquelle je laisse mon imagination faire ses propres clips...

She says it's me
I like it,
She says it's we
I like it
She says that we
Should try it
More us more we
I buy it


... et cet homme et cette femme marchent l'un vers l'autre, dans une foule, à Rio, à Paris, à Monte Carlo, ils se rapprochent, se cherchent, plan séquence, arrêt sur image, fondu enchaîné...

Elle dit c'est moi
C'est super
Je dis c'est toi
C'est super
Pour nous
ça va
C'est super

Ça va de soi
C'est super


Les Marseillais étaient ravis, Al Jarreau qui chantait en français, on chantait avec lui, je chantais avec lui, à quelques mètres de lui...

Et puis, et puis, la grâce est passée... le concert se termine déjà, c'est un peu triste comme les fins de fêtes, on a envie d'arrêter la nuit, de suspendre le temps, c'est trop court, on ne peut se résigner... les musiciens quittent la scène, Al Jarreau les suit... on a mal aux mains à force d'applaudir, on veut les faire revenir, les spectateurs se transforment en petits enfants qui croient encore qu'en tapant des mains, parfois des pieds, on peut provoquer des miracles...

Ce soir-là, le miracle s'est produit au Palais Longchamp, à Marseille: Al Jarreau est réapparu sur scène accompagné d'un homme à lunettes, aux cheveux grisonnants, un homme au sourire un peu timide: Al a dit, voici mon ami, Armando... il l'a dit avec un tremblement d'émotion et de plaisir dans la voix... Le sourire d'Armando s'est élargi un peu, il s'est assis au piano... et a commencé à jouer, une envolée de notes, d'une légèreté cristalline, l'air de ne pas y toucher, et Al s'est mis à scatter, à chanter, en regardant son ami... Le bonheur à l'état pur, les groupes, les familles avec bébés, les gens couchés dans l'herbe, les couples sur les transats, tous ont retenu leur souffle: les photographes ont flashé, quelque chose se passait: Al Jarreau chantait accompagné au piano par ...  Armando Anthony Corea, Chick Corea... deux géants à donner des frissons... deux complices, deux musiciens tout à la joie de jouer ensemble, qui pendant une vingtaine de minutes, ont "oublié" la foule, pour leur plaisir et pour le nôtre! Plus tard, backstage, ils parlaient encore d'accords et de nuances...

Al Jarreau, une espèce d'ange chantant, de magicien, de funambule musical...

Quelques jours plus tard, surmenage, altitude, retour à Marseille, et après l'inquiétude, le show goes on...

Take care Mr Jarreau, we still want to boogie down with you!

(*) ... et ce lien, pour retrouver la magie de cette nuit estivale à Marseille, avec un extrait de Says:

AL JARREAU 2010 - FESTIVAL DE JAZZ DES 5... par azed13vip

samedi 9 octobre 2010

Extrait - Les roses thé

(...)
Tiens, regarde, je t’ai amené des roses thé, comme tu les aimes ; elles vont durer un peu, elles sont en bouton… Attends, je vais les mettre ici, à droite, à l’abri ! Tu te souviens de cette poésie que tu me faisais réciter, de Théophile Gauthier, je crois… « La plus délicate des roses est, à coup sûr, la rose thé. Son bouton aux feuilles mi-closes de carmin à peine est teinté… » J’ai oublié la suite.(...)


Lire la suite , dans "Les roses thé", une des "Nouvelles de lui" (Géhess Editions)

mardi 5 octobre 2010

Extrait - L'impossible choix


Ce n’est quand même pas possible, et pourtant si, je suis enceinte ! Oh mon Dieu, qu’est-ce que je vais faire ? Mais c’est pas vrai, oh non, pas moi ! 

Laetitia aurait bien voulu s’être trompée mais elle savait que ce n’était pas le cas. Elle avait bien suivi les instructions, elle avait même regardé la démonstration du fabricant sur internet – elle connaissait le site par cœur – et attendu la minute décisive : pas d’erreur, une belle croix bleue avait rempli la fenêtre du résultat. Quatre-vingt dix-neuf pour cent de fiabilité.

Elle avait gardé le test dans sa boîte sur l’étagère de la salle de bains, une longue semaine, sans le toucher : on aurait dit qu’il la narguait, tous les matins, quand elle constatait qu’aucun changement n’était survenu pendant la nuit.

Lire la suite , dans "L'impossible choix", une des "Nouvelles de lui" (Géhess Editions)