dimanche 14 novembre 2010

Fête du Livre du Var 2010, Toulon, Côte d'Azur, France

Le week-end prochain promet d'être riche en rencontres: Fête du Livre du Var, à Toulon, quelques 350 auteurs attendus, une grande messe littéraire, l'adrénaline des beaux jours!

J'espère que j'aurai les mêmes partages qu'à Payot Nyon, la semaine dernière, où j'ai revu des lecteurs fidèles, fait connaissance avec des nouveaux, écouté des confidences, partagé des enthousiasmes...

Il y aura aussi quelques lecteurs plus timides, hésitant devant les tables, les livres étalés, les auteurs à portée de la main: je les comprends, c'est un peu dérangeant de prendre un livre, de découvrir au bout de deux phrases sur la 4ème de couverture que le sujet ne nous intéresse pas et le reposer sans commentaire devant la personne qui les a écrites - plus gênant que de remettre un ouvrage sur l'étagère d'un libraire.

Mais les titres ne dévoilent souvent pas grand chose de l'intrigue, les couvertures non plus d'ailleurs:  il faut soupeser un livre, le sentir, toucher le grain du papier, le feuilleter, cueillir quelques mots, saisir une question au vol, un début de chapitre, laisser l'alchimie se faire, ou pas. Un livre est aussi un objet, qui peut être trompeur: une jaquette de papier glacé peut séduire de prime abord et révéler un contenu en-deçà de ses attentes; au contraire, un livre à l'air trop sobre et même rébarbatif peut révéler des trésors de poésie...

C'est là que l'auteur se doit d'intervenir: dans un Salon, il est un peu l'hôte en quelque sorte, celui qui reçoit les visiteurs: plus que le simple sourire, c'est l'attitude qui est importante, je trouve: en ce qui me concerne, j'ai beaucoup de mal à rester sagement assise derrière la table, protégée par une barrière de livres. Au contraire, je suis toujours debout - à part lorsqu'il faut signer -. Je ne peux me résoudre à parler, assise, à des gens, debout devant moi: j'ai l'impression d'instaurer un rapport administratif, professeur-élève, patron-employé, supérieur-subalterne...

Pour la dédicace, je m'assois, mais je parle encore, et l'exercice est parfois difficile de ne pas écrire des bêtises ou en dire, ou les deux à la fois!

Vient le moment de la passation du livre d'une main à l'autre: depuis peu, je glisse un marque-page avec mes coordonnées, afin de donner au lecteur la possibilité de m'envoyer ses impressions et autres critiques...

Les dialogues sont toujours les bienvenus!

Encore une semaine pour les anticiper avec jubilation!

1 commentaire:

  1. c'est rare...une écrivaine autant vibrante et passionée! Bravo!

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