jeudi 15 juillet 2010

B comme Bobin Christian

Comment ne pas aimer celui qui écrit cela:

"On peut s'éprendre d'une femme pour une manière de ramener ses cheveux sur sa nuque, pour la négligence dans sa voix, ou la lumière sur ses mains. Pour une raison aussi simple, on abandonne le tout de sa vie. "

Ou encore:

"Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.

et puis:

(...)si éclairants soient les grands textes, ils donnent moins de lumière que les premiers flocons de neige. 
[...] il ne faut jamais faire de littérature, il faut écrire et ce n'est pas pareil 


Les mots de Christian Bobin, philosophe poète, contemplatif, ont la pureté du diamant, la précision de l'orfèvre, la simplicité de ce qui est unique!
La folle allure, le huitième jour de la semaine, une petite robe de fête, la part manquante, et surtout la plus que vive, autant de livres avec lesquels on vit: que l'on reprend pour une phrase, un mot, un passage qui sonne chaque fois différemment selon notre état d'esprit.
Sa Ghislaine tant aimée est effectivement plus que vive et Bobin en fait un portrait d'une extrême délicatesse, aussi vif et lumineux qu'une flamme.
Toutes les mères devraient lire les pages qu'il leur consacre pour s'en aller dans leur vie, plus sereines.

Quant à moi, je garde, tel un trésor, une de ses lettres, pliée en quatre dans mon portefeuille...


3 commentaires:

  1. Merci Régine... Un peu dans le même registre, je découvre André Velter (et ses poèmes pour Chantal Mauduit) prochainement dans "La citation du jour" et plus tard dans "Le poème de la semaine, sur mon blog. Un des très beaux textes de Bobin est "La vie passante"... en plus de ceux que vous mentionnez.

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  2. Merci de, ce qui est pour moi, la découverte de ce poète. Quelle pureté, comme une source de montagne ! Tomaso.

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  3. un auteur qui fait l'unanimité

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