lundi 10 mai 2010

P...

Le mot que j'aime: PASSERELLE

C'est un mot si joli que cela pourrait être le nom d'un oiseau qui niche sur les bords des étangs... C'est plus léger qu'un pont, c'est parfois à claire-voie et souvent elle vacille lorsqu'on la traverse. Il y en a de très romantiques, comme celles qui enjambent le Canal St Martin... C'est un joli mot aussi au sens figuré: elles tissent des liens entre les gens, les musiques, les idées...

Le mot que je n'aime pas: PROMISCUITÉ

Être ensemble, mais ne pas l'avoir choisi: c'est la proximité sans passerelle psychologique, c'est la cohabitation forcée et mal vécue. Ce mot négatif rend mal à l'aise: on ressent une sorte d'étouffement, d'espace vital confisqué, un état proche de la claustrophobie, une sensation de mauvaise haleine et de coups de coudes dans les côtes... on pense, bien sûr, à l'univers carcéral, mais aussi aux camps de réfugiés, aux exodes, aux situations à l'extrême de l'humain...

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