mercredi 17 février 2016

Prends-en de la graine... Parce que consommer, c'est aussi militer!

Prends-en de la graine, c'est un premier numéro papier et aussi un site:http://www.prendsendelagraine.org http://www.prendsendelagraine.org



J'ai la chance de contribuer à cette publication initiée par Marion Kaplan, nutritionniste, disciple de la Doctoresse Kousmine et qui depuis de nombreuses années "milite" pour une alimentation "raisonnée".



Beaucoup d'articles de fond, souvent étonnants - et même des recettes, notamment de Marie-Sophie L.






J'y parle de l'alimentation du bébé chinois...

La suite, en Juin!






mercredi 25 novembre 2015

Véronique, Ludovic, Matthieu et les autres...

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Il fallait plus d'une semaine, pour tenter de réaliser l'irréalisable. Il faudra, en fait, bien davantage, c'est évident.

Après le manque de mots, il y a le besoin d'écrire.

Avec comme beaucoup d'entre nous, ces prénoms dans la tête, Véronique, Ludovic, Matthieu, Marie, Romain, Thomas, Nathalie, Lola, Gilles, Grégory, Pierre, Aurélie, Halima, Justine, Houda, et tous les autres, la liste est si vertigineusement longue.

Leurs prénoms en boucle, et leurs photos, leurs sourires des beaux jours qui défilent sur les écrans et les pages de nos journaux. Et dans nos nuits blanches.

Ce sont les amis, les enfants que l'on avait ou aurait pu avoir.

Leur diversité nous interpelle, c'est celle qui caractérise les spectateurs d'un match de foot ou d'un concert:  un métissage d'individus qui échangent des regards complices, des acclamations pour un but tiré in extremis, quelques pas de danse au rythme d'un orchestre, des applaudissements pour une équipe, des musiciens, une passion partagée. Un moment rare où l'on prend le temps, dans nos quotidiens individuels et trop bousculés, d'être à l'unisson, de se lever " comme un seul homme".

J'ai souvent éprouvé un frisson de chair de poule, au milieu d'une telle foule, en ressentant l'émotion d'un bref instant de communion laïque, cet "ensemble, c'est tout", comme dirait Anna Gavalda, que nous procurent la musique ou le sport.

Ce sinistre vendredi 13 a frappé des hommes et des femmes qui s'étaient réjouis, peut-être longtemps à l'avance, de cette date qui allait leur être fatale; qu'ils l'avaient entourée dans leur agenda, rendez-vous au Bataclan, au Stade de France, on y sera, promis!

Ou bien spontanément, pour prolonger une conversation, pour commencer le week-end, viens, on va prendre un verre avant de rentrer, l'air du soir est exceptionnellement doux pour un mois de Novembre... Cette " convivialité" encore, au sens premier du terme, que l'on célèbre, sans vraiment la nommer, dans les bistrots parisiens, ces lieux de petits rites (...) privilégiés pour éprouver, vivre et ressourcer la relation sociale. L'anthropologue Marc Augé souligne d'ailleurs que Paris est sans doute la seule ville au monde qui offre des possibilités innombrables, où que l'on soit, de s'asseoir pour prendre un verre. 

J'ai reçu des messages, certains de contacts un peu perdus de vue, qui voulaient savoir si j'étais à Paris, qui s'inquiétaient; soulagés d'apprendre que même si mon père et plusieurs personnes très chères à mon coeur étaient passés tout près de ces lieux de drames, ils allaient bien.

Soulagement, certes immense, mais qui, hélas, ne doit pas nous faire oublier que nous sommes tous concernés par les victimes de cette barbarie: comme la maladie devient plus tangible lorsqu'elle frappe un de nos proches, le danger devient plus palpable lorsqu'il s'attaque à notre Paris. Mais cela nous ramène immanquablement aux autres morts, à toutes les victimes dans des pays pas si lointains, qui subissent et trop souvent succombent à la violence de cette terreur organisée.

Notre chagrin et notre résistance se doivent collectifs, pour lutter globalement, ensemble encore, et empêcher que cette folie annoncée ne devienne ordinaire.

Comme le faisait remarquer un commentateur à la radio, le courage n'exclut pas la peur, et j'ajouterais, ni le goût de vivre. Contre ceux pour lesquels elle ne compte pas, nous nous devons d'aimer encore plus la vie.  Je suis en train de lire le dernier ouvrage de Philippe Delerm : ses " belles raisons d'habiter sur terre" prennent une résonance particulière en ces jours de deuil.

La vie continue, comme le disent admirablement des parents de victimes du 13 novembre. Rien n'est  exactement pareil, pourtant.

Paris sera-t-il toujours Paris? Oui, Paris sera toujours Paris, mais comme l'a écrit Murakami au début de son roman  "1Q84",  ce que l'Histoire enseigne de plus important aux hommes pourrait se formuler ainsi: " A l'époque, personne ne savait ce qui allait arriver".

Soyons vigilants!
Et vive la vie!




samedi 22 août 2015

Séance de dédicaces et de lecture, librairie Mille Paresses, Le Pradet, Var, France

... le temps file, c'était déjà le mois dernier!

Belle matinée ensoleillée pour revoir des lecteurs et en connaître d'autres, moments d'échanges, souvent d'émotions sur fond de musique de Luiz Avellar...

Et puis, la lecture d'une des Nouvelles de lui - la Passeuse de codes-barres-, quelques verres de rosé, un moment d'amitié littéraire, avant d'aller paresser avec d'autres livres, sous le figuier...

( erratum dans l'article: " Deux ou trois choses à te confier, journal d'une mère d'adolescente"...)

in Var Matin

dimanche 31 mai 2015

Mille Paresses...

Heureuse que mes romans se trouvent aux librairies Mille Paresses de Carqueiranne et du Pradet dans le Var ( France, Côte d'Azur)
Des librairies telles qu'on les aime, en tant que lecteurs et auteurs - des coins, des recoins et la générosité des livres partout- ainsi que celle de la libraire, Hélène Pinel!!


http://www.milleparesses.com/index.asp

samedi 7 mars 2015

G... comme Gâteaux ( Abécédaire chinois)

G... comme Gâteaux: oui, la Chine a ses tartes à la crème, et pas seulement des crackers aux dattes ou des mochis au thé vert et haricots rouges d'inspiration japonaise ou taiwanaise!

Je vais d'ailleurs laisser les images parler par elles-mêmes, cette fois!

Que ce soit des boutiques dans la rue ou dans les centres commerciaux de Shanghai,  beaucoup de pâtisseries à emporter; elles ne sont pas mangées à la fin d'un repas, certes, mais peuvent accompagner un anniversaire, une fête de départ, une occasion spéciale.

Beaucoup de crème, mais aussi des mousses souvent à la mangue ou aux fruits rouges, des gâteaux roulés à la confiture ou à la crème - toujours, des macarons. Le chocolat est aussi très apprécié - on trouve des forêts noires. Mais pas de tartes, en revanche... à part des Pastel de Nata, ces petits flans en forme de tartelettes un peu creuses d'origine portugaise, très présents évidemment aussi à Macao.

Année de la Chèvre oblige, les gâteaux s'amusent, en couleurs!

Ichido, avec un coeur sur le "i", est une petite chaîne de boulangeries-pâtisseries, qui existe depuis 1997 : c'est un plaisir de prendre un plateau, d'y poser une feuille de papier blanc, de soulever le battant transparent des présentoirs pour saisir une brioche ou un croissant à l'aide d'une pince. A la caisse, une employée avec des gants, range soigneusement chaque article dans des emballages adéquats, tandis qu'une autre rend la monnaie et on repart, content, avec un joli sac, en papier ou isotherme mais toujours élégant, à la main. La plus grande hygiène est respectée - beaucoup de boulangeries françaises pourraient s'en inspirer - Paul l'a peut-être fait.

J'aime aussi Ichido car, à côté d'excellents pains de mie, traditionnels, au lait, aux haricots rouges ou au thé macha, on y trouve les meilleures baguettes de Shanghai!



                Bon appétit!






vendredi 27 février 2015

F... comme Spring Festival ( Abécédaire chinois)

Vite, vite, tandis que Shanghai- qui avait pris des airs de Paris au mois d'Août-  retrouve la foule des employés, des petits commerçants, tandis que les tours se remplissent à nouveau et les kiosques ouvrent leurs devantures, que les rues s'animent peu à peu de leur tintamarre familier de klaxons et de bruissements de ruche, vite, vite il reste peu de temps pour parler du Nouvel An chinois, du Spring Festival comme on l'appelle aussi, car on célèbre non seulement la nouvelle lune, mais aussi l'arrivée prochaine du Printemps.

Et il s'agit bien d'un Festival, d'un long moment de festivités, à côté desquelles notre Jour de l'An fait pâle figure: c'est la fête la plus importante pour les communautés chinoises.

En Chine, c'est comme si toute la population se mettait en mode "pause", si le temps marquait une inspiration plus longue.

Pour beaucoup de Chinois, ces deux semaines de vacances, qui peuvent s'étirer un peu plus longtemps pour certains, sont souvent la seule occasion de partir en voyage et surtout de retourner voir leur famille, qui vit loin - c'est si vaste, la Chine!

Il y a les rites des préparatifs, les signes d'une ferveur populaire,  les décorations, rouges et or, des plus luxueuses aux plus humbles, sur lesquelles figurent  des poissons et tous les signes pouvant apporter la bonne fortune, la prospérité.

La veille du " Jour de l'An", le 18 février, cette année, des feux d'artifices, partout, là encore du plus somptueux bouquet final à quelques pétards tirés sur un trottoir, comme à la sauvette - on en tirera des plus beaux encore, pour clore le dernier jour des festivités -. Il parait que certaines années, le nuage de fumée qui recouvre le pays est tel qu'il est même visible sur les images satellites.


La tradition voudrait que l'on se couche le plus tard possible cette nuit-là, pour gagner en longévité. C'est une des nombreuses traditions, comme celle de manger des raviolis " jiaozi" en forme de demi-lune, légèrement bombés, qui évoquent un lingot d'argent et de distribuer des étrennes dans de belles enveloppes rouges décorées. 

Tout est signe, tout est présage, tout est symbole: les friandises- pas forcément sucrées-  que l'on savoure pour l'occasion, les corbeilles de fruits que l'on offre, la couleur rouge que l'on se doit de porter sur soi le premier jour de l'année, la visite au Temple, qui devrait se faire le plus tôt possible. Il ne faudrait pas balayer pour ne pas jeter le bonheur et la bonne fortune, ne pas couper les nouilles, signe de longévité et tant d'autres coutumes millénaires et autres codes encore largement suivis.

Nous sommes donc entrés dans l'année de la Chèvre ( ou du Bouc), qui est aussi liée à l'élément " Bois" et le vert, couleur symbolique de l'astrologie chinoise, en consonance avec Jupiter.

Les horoscopes nous prévoient, çà et là, une année culturelle et artistique, mais aussi pleine de facéties et de drôles de péripéties, inhérentes au caractère un peu capricieux de cet animal.

Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une Bonne Année! 新年快乐!

Temple de Jing'an, 19 février 2015,  Photo © PM








dimanche 22 février 2015

A propos de Kindle, nouveau roman et bonnes résolutions!

De vous à moi: merci pour votre patience! Je n'ai pas été très assidue ces derniers mois, mais je profite du Nouvel An chinois pour prendre la bonne résolution d'être, de nouveau, plus souvent présente sur ce blog où vous continuez de me rendre visite malgré tout...

Donc, l'abécédaire - chinois - va se poursuivre, et à bon train, cette fois!

Et je vous tiendrai au courant de la progression - trop lente à mon goût- du passage de mes romans au digital, sur Kindle et autres liseuses.

Enfin, avant l'été, mon nouveau livre devrait être terminé. Pas de promesse qui risquerait de ne pas être tenue - l'écriture est fragile parfois face au quotidien -  mais une échéance que j'ai envie de me donner!

Dans tous les cas, à très vite, où que vous soyez! 

samedi 21 février 2015

E... comme Ecole ( Abécédaire chinois)

... Une école devant mes yeux, deux beaux bâtiments en briques rouges bordées de blanc, quelques arbres, une tache verte en guise de terrain de sport et de cour de récréation. Une petite oasis presque anachronique au milieu des hauts buildings de verre et des hôtels de luxe du quartier de Jing'an, à Shanghai.

Une école avec ses rythmes et ses rites à commencer par le rassemblement dans la cour chaque matin, discours de la Directrice - j'imagine - retentissant par micro interposé dans tout le quartier, suivi de musique tandis que chaque classe regagne sa salle.

Les leçons de gymnastique, les entraînements de basket, bien sûr, ou de foot, mais surtout les préparations de spectacles et de fêtes: le sérieux et l'application des élèves, des plus petits aux plus grands. Des exercices difficiles de corde à sauter, des enchaînements complexes, des mouvements d'ensemble d'où aucun bras ne dépasse. Le tout accompagné de chants et de musiques chinoises ou occidentales.

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De la rigueur, donc, mais aussi beaucoup de fraîcheur, des petites filles vêtues de rose bonbon avec des couettes, des garçons en train de taper dans un ballon.

Et puis voir, dans la rue, au moment de la sortie, ces mêmes enfants, observés plus tôt, de plus haut: les voir s'ébrouer joyeusement avec leurs parents, ou entre copains, et les retrouver quelques mètres plus loin, dans un Family Mart, en train d'acheter quelques brochettes de tofu mariné pour le goûter.

Depuis plusieurs semaines - avant même les vacances du Nouvel An chinois - les bâtiments sont devenus silencieux, la cour reste vide. Il y a toujours un gardien près du portail, mais les volées d'élèves ont disparu comme des moineaux. Ils me manquent!

Heureusement que j'avais pris quelques photos, et même une vidéo.